Tu peux avoir le meilleur copywriting du monde. si tes emails finissent en spam, personne ne les lira jamais. La deliverability, c’est la fondation de toute campagne de cold email.
SPF, DKIM et DMARC sont les trois protocoles d’authentification qui prouvent aux serveurs de réception que tes emails sont légitimes. Pas un en option. les trois sont nécessaires.
SPF. Sender Policy Framework
SPF dit aux serveurs de réception : “voici la liste des serveurs autorisés à envoyer des emails pour mon domaine.”
Comment le configurer
- Va dans les DNS de ton domaine (Cloudflare, OVH, GoDaddy, etc.)
- Ajoute un enregistrement TXT sur la racine du domaine :
v=spf1 include:_spf.google.com include:spf.beeving.com ~all
Cet exemple autorise Google Workspace et Beeving à envoyer pour ton domaine. Adapte selon tes outils.
Règles importantes :
- Un seul enregistrement SPF par domaine (pas deux TXT)
- Maximum 10 lookups DNS (chaque
includeen consomme) - Utilise
~all(softfail) plutôt que-all(hardfail) pour le cold email
Vérifier
Va sur MXToolbox SPF Check, entre ton domaine, et vérifie qu’il passe au vert.
DKIM. DomainKeys Identified Mail
DKIM ajoute une signature cryptographique à chaque email envoyé. Le serveur de réception vérifie cette signature pour s’assurer que l’email n’a pas été modifié en transit.
Comment le configurer
La clé DKIM est générée par ton service d’envoi (Google Workspace, Beeving, Lemlist, etc.).
Pour Google Workspace :
- Admin Console → Apps → Google Workspace → Gmail → Authenticate Email
- Génère la clé DKIM
- Copie l’enregistrement CNAME ou TXT fourni
- Ajoute-le dans les DNS de ton domaine
- Retourne dans Admin Console et clique “Start Authentication”
Pour les outils de cold email : La plupart (Beeving, Instantly, Smartlead) te donnent directement les enregistrements DKIM à ajouter dans tes DNS. C’est généralement un CNAME ou un TXT avec un sélecteur spécifique.
Vérifier
Envoie un email à mail-tester.com. le rapport te montre si DKIM passe. Tu peux aussi utiliser DKIM Validator.
DMARC. Domain-based Message Authentication
DMARC combine SPF et DKIM et ajoute une politique : “que faire si un email échoue l’authentification ?”
Comment le configurer
Ajoute un enregistrement TXT sur _dmarc.tondomaine.com :
v=DMARC1; p=none; rua=mailto:[email protected]; pct=100
Les trois niveaux de politique :
p=none. monitore seulement, n’impacte pas la délivraison (commence par là)p=quarantine. envoie les emails suspects en spamp=reject. bloque complètement les emails non authentifiés
Progression recommandée :
- Semaine 1-4.
p=nonepour collecter les rapports et identifier les problèmes - Semaine 5-8.
p=quarantineune fois que tout est propre - Après 2 mois.
p=rejectpour la protection maximale
Vérifier
Google Postmaster Tools est indispensable pour suivre ta réputation d’envoi sur Gmail. Gratuit et essentiel.
Le warm-up : l’étape que tout le monde bâcle
La config technique ne suffit pas. Un domaine neuf qui envoie 100 emails le premier jour = spam direct.
Planning de warm-up :
| Semaine | Emails/jour | Action |
|---|---|---|
| 1 | 5-10 | Emails à des contacts réels qui répondront |
| 2 | 15-25 | Mix contacts réels + début de la campagne |
| 3 | 30-40 | Campagne en cours, monitoring des métriques |
| 4+ | 40-50 max | Vitesse de croisière par boîte |
Règles d’or :
- Max 50 emails/jour par boîte. au-delà, tu risques des flags
- Utilise plusieurs boîtes. 5 boîtes × 40 emails = 200 emails/jour proprement
- Espace les envois. pas 50 emails d’un coup à 9h00, mais répartis sur la journée
Les outils comme Beeving gèrent cette rotation et cet espacement automatiquement, ce qui élimine le risque d’envoi en rafale.
Checklist complète avant ta première campagne
- Domaine dédié acheté (pas ton domaine principal)
- Google Workspace configuré sur ce domaine
- SPF ajouté dans les DNS
- DKIM généré et ajouté dans les DNS
- DMARC ajouté en
p=none - Warm-up de 2-3 semaines effectué
- Test sur mail-tester.com, score ≥ 9/10
- Google Postmaster configuré
- MXToolbox, tous les checks au vert
Conclusion
15 minutes de configuration technique, c’est ce qui sépare tes emails de la boîte de réception et du dossier spam. SPF, DKIM et DMARC ne sont pas optionnels. c’est le minimum vital.
Une fois la technique en place, tu peux te concentrer sur ce qui compte vraiment : le ciblage et le copywriting.